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Depuis ma fenêtre :

Le temps gris et froid... l'hiver frappe à ma porte

Brrrrrrrrr, on est si bien chez soi

Je pense :

A mon époux qui s'est fait une vilaine entorse de la cheville

Je suis pleine de gratitude pour :

Toutes ces gentilles dames qui nous laissent de  jolies grilles gratuites sur le net.

Pour toutes celles aussi qui nous proposent de très beaux SAL, à partager.

Sans toutes ces créatrices au grand coeur, je n'aurais certes pas cette motivation qui me pousse à broder des petites bricoles entre deux grands ouvrages et à laisser provisoirement quelques projets pour fabriquer des petits "chut" qui font si plaisir à celles qui les reçoivent

Dans ma cuisine 

La table du petit déjeuner qui n'est pas encore rangée.
Les petites cuillères salent se prélassent dans un tapis de miettes de pain, laissant derrière elles une vilaine coulée de confiture.
Les bols laissent deviner que tel aime le chocolat, tandis qu'un autre préfère le café bien fort.
Les serviettes de table jouent à cache cache sous les chaises.
La cafetière fait un petit "clic" désagréable pour nous rappeler qu'elle n'est toujours pas débranchée, tandis que le grille pain fait un grand "clac" qui nous sort brutalement de la torpeur des matins difficiles.
La boite de céréales fait de l'ombre aux tartines de pain.
Le thé au citron et la marmelade d'orange "ligth" nous laissent à penser que la maitresse de maison a le contrôle sur les calories superflues. La boite de sucrettes se tient bien droite, au garde vous, prête à distribuer ses petites pilules blanches, qui promettent le miracle. Et pendant ce temps, le sucrier, ventru et béant, laisse apparaitre de jolis carrés blancs, se moquant bien de toutes ces simagrées féminines.

Je suis en train de créer  :

Des pendouilles de Noël.

Le 06 décembre approche à grands pas, et j'ai bien envie d'apporter un peu de nouveauté dans la décoration de cette année

Le DMC 115 et le fil Pomme de pin "les feux de Bridget" sont exactement dans les teintes de rouge profond qui correspond bien à cette période de l'année

Je vais faire :

Du baby-sitting. Chéri étant blessé, je vais donc, cajoler, soigner, dorloter, rassurer... Sa cheville est enflée et son pied commence à prendre d'étranges couleurs allant du rouge au bleu.  Avec son bandage et son attelle, il me fait pitié. Clopin-clopant, il trottine dans la maison, en poussant parfois un "aie" ou un "ouille" quand il se positionne mal.

Je porte :

Vue l'heure matinale, je dirais que je suis en "tenue d'intérieur".

Un vieux pantalon de jersey noir, et un grand tee-shirt gris arborant un motif d'elfe, sur lequel il est écrit : "fée de beaux rêves !"


Nous conclurons donc que je suis encore en pyjama

Je lis : 

SACAGAWEA, princesse indienne.

Une très belle histoire qui relate l'expédition de deux grands explorateurs de l'Est Américain, Lewis et Clarck. 

Un roman très attachant où l'on découvre une femme intelligente et intuitive qui vit en harmonie parfaite avec la nature.

J'espère :

Que la sarabande infernale des aléas de la vie s'interrompt enfin.

Après la voiture cassée de Matthieu, c'est le vélo de Jean Baptiste qui a disparu.

Entre deux, le portable de Valentin a fait une escapade dans le cartable d'un autre élève.

Notre voiture qui venait de sortir du garage pour une réparation du pare-choc avant, vient de faire, grâce à mon inattention une vilaine rencontre avec l'aile arrière d'une Clio.

Résultat, le pare-choc arrière a besoin lui aussi d'une petite visite...

Et pour finir, le chéri qui fait le "flamand rose" depuis vendredi.

Désolée pour la comparaison, mais à force de se tenir sur une patte, c'est à ça qu'il me fait penser lol ;)

J'entends :

La machine à laver, qui termine d'essorer. La première lessive qui entamera cette nouvelle semaine.

Aujourd'hui, je change les literies, alors Melle "LADEN" va travailler un peu plus.

Ensuite, Mr "CALOR" prendra le relais avec son jet puissant de vapeur.

Autour de la maison :

Quelques voitures tournent en rond, car depuis que l'entreprise de rénovation a posé ses baraquements sur nos places de parking, il y a un certain manque de place.
A cette heure, les parents cherchent à se garer pour déposer leurs bambins à l'école.

Quelques projets pour le reste de la semaine :

Un thé, cet après midi, avec des copines... discussion, broderie, et dégustation de gâteau au citron.

Une visite chez le médecin, un peu de shopping pour me trouver un chemisier. Nous devons bientôt nous rendre sur Paris pour un week-end exceptionnel, et il faut que je sois jolie pour ça.

C'est d'ailleurs pour cela, qu'une petite visite chez le coiffeur s'impose aussi.

Quelque chose que j'aime bien faire :

Regarder les CD rom des photos que j'ai pris à différentes expositions.

C'est si beau toutes ces réalisations, si différentes les unes des autres. Elles m'inspirent pour de nouveaux projets, elles me donnent des idées...

Toutes ces expositions, moments éphémères qui sont le reflet de tant de mois de travail.

Il est impératif de les immortaliser et d'en conserver les beautés brodés par des mains ingénieuses et habiles.

 Une photo à partager avec vous :

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Le mariage de mes parents.  mai 1964

A peine âgés de vingt ans et déjà unis !

Quand on pense que plus de quarante ans plus tard, on se marie bien plus âgés, après parfois de longues années de vie commune, une carrière bien avancée, un compte en banque plutôt équilibré.

On réfléchit à la composition harmonieuse de  la famille et on s'organise tant qu'on peut pour programmer la naissance des enfants.

On fait des plans de retraite, on part en vacances plus souvent et on communique par le biais de différentes technologies

Il aurait été impensable à cette époque d'envisager un concubinage sans choquer la famille et les voisins bien pensants.

La carrière ne posait pas de problèmes particuliers, vu que le travail ne manquait pas.

Quand à l'argent du ménage, étant payé à la "quinzaine", et souvent en espèces, et bien quand il n'y avait plus de sous... il fallait attendre la "quinzaine" suivante.

Pour les enfants, ils arrivaient souvent sans prévenir, parfois même en ribambelle sans laisser à la maman le temps de reprendre ses esprits. La contraception n'était pas encore dans ses heures de gloire.

La retraite, on n'y pensait pas... pas le temps de se soucier de cela

Et pour partir en vacances, il fallait une voiture.. tout est dit !

Quand on voulait communiquer, on se rendait au petit bistrot du coin, au marché, on rencontrait plus souvent la famille, on se réunissait entre frères et soeurs, oncles et tantes, cousins et cousines...

Pas de téléphone portable, pas de MSN... juste la rencontre et le dialogue entre des personnes concrètes.

Quand on voulait regarder la télé, on mettait des pièces dedans, car les télévisions étaient louées.

Le cinéma ne coûtait pas trop cher, les bals populaires faisaient office de boites de nuit.

Quand je parle de ça à mes enfants (pourtant je n'ai que 43 ans) ils ont l'impression que je leur raconte la préhistoire 

MDR  !!!

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